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 iPhone : L'Inde, l'iPhone et ses Applications.

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06042011
MessageiPhone : L'Inde, l'iPhone et ses Applications.

Souvenez-vous : été 2008, Apple lance l’iPhone 3G, très attendu, en Inde. L’un des premiers acheteurs, Chinmay Narawane, à Pune, près de Mumbai, a même reçu le sien directement des mains du PDG de l’opérateur Vodafone - avec une remise gracieuse de 15 € environ pour ses efforts. D’autres, à Delhi notamment, auront moins de chance. Pour autant, passé l’effet d’annonce, la mayonnaise retombe quelque peu, plombée notamment par un prix démesurément élevé pour le marché local et par l’absence de réseau 3G.

Mais l’Inde n’a pas tourné le dos à l’iPhone, et loin s’en faut. Elle s’est notamment rattrapée sur un autre terrain, celui du développement des applications mobiles. Et là, comme dans les autres domaines de l’informatique, le sous-continent a une carte puissante à jouer : celle du prix. Aujourd’hui, en France, une application basique se négocie entre six et huit mille euros au bas mot. Dans certains cas, la facture peut être encore plus salée : c’est un élément de sélection; les développeurs sont débordés de demandes; leur temps de cerveau disponible ira au plus offrant - ou parfois au projet le plus excitant.

Bienvenue dans l’atelier R&D du monde

Mais en Inde, les tarifs sont bien différents. Pourquoi l’Inde ? C’est un peu l’atelier logiciel du monde : le pays a réalisé 51 Md$ d’exportations de logiciels et services informatiques l’an passé; c’est près de 20% des exportations totales du pays. L’industrie indienne de l’informatique emploie plus de deux millions de personnes à travers le pays. Dans des conditions de travail très fluctuantes selon la taille des entreprises, mais généralement avec des journées bien plus longues qu’en Europe.

De nombreuses multinationales ont choisi l’Inde pour leurs activités de recherche et développement, en logiciel comme dans d’autres domaines. Pour l’anecdote, le chipset GeForce 9400M des MacBook et MacBook Pro de fin 2008 a été, pour l’essentiel, développé par les équipes de Nvidia à Bangalore. Le Xeon 7400 «Dunnington» d’Intel lancé un peu plus tôt a été intégralement conçu par les équipes indiennes du fondeur. Les premiers postes d’encaissement mobiles des Apple Store sont sortis des «labs» d’innovation de la SSII indienne TCS.



L'efficacité des Apple Store, c'est TCS par LeMagIT

Ce n’est plus à démontrer : l’Inde présente un terreau fertile pour les cerveaux brillants. Lorsque je l’ai rencontrée une première fois à Bangalore, en juillet 2008, l’auteure Lavanya Sankaran avançait un début d’explication : «L’Inde a toujours accordé beaucoup d’importance aux mathématiques et aux sciences. Nous avons une affinité culturelle pour elles. Aujourd’hui, le monde a besoin de nos compétences; nous sommes prêts. C’est comme un mariage exceptionnel. [...] L’Inde est probablement le seul endroit au monde où l’on a placé le savoir au-dessus de tous les autres pouvoirs.» Mais il n’y a pas que ça; il y a aussi l’aspiration à des ressources financières plus confortables : lorsqu’un jeune diplômé est embauché dans l’informatique, ce sont cinq à six personnes de son entourage qui en profitent directement. Il y a bien une pression familiale à aller vers ces métiers et ce n’est pas pour rien que Bangalore est considérée comme la capitale du suicide en Inde.

L’attrait du prix

Si les tarifs des entreprises indiennes progressent régulièrement, un petit tour d’horizon sur le salon IndiaSoft, qui réunissait une centaine de PME indiennes du logiciel et des services informatiques, fin mars, à Pune justement, suffit à constater l’attractivité économique du pays.


BeyondKey par exemple propose de 18 à 28$ de l’heure. Un tarif élevé par rapport à une concurrence acharnée. CDN Solutions, qui revendique le développement de plus de 400 applications mobiles et un effectif dédié à cette tâche de 38 personnes - dont 8 pour iOS - propose un tarif d’entrée de 15 à 17$ de l’heure. Ce qui lui permettrait de générer plus de 100 000$ de chiffre d’affaires par an pour cette seule activité. Prakash Software affiche un ticket d’entrée à 18$/h. Et CIS Solutions, de son côté, peut se contenter de 8,5$/h de développement... Ou 1 800$ pour la mise à disposition d’un développeur exclusivement dédié au projet d’un client, pendant un mois. À titre d’exemple, la réalisation d’une application de type presse s’appuyant sur un système de gestion de contenus tel que WordPress est là estimée à 15 à 20 jours de travail.

Et il ne s’agit encore là que de tarifs de base. Comprendre : suivant le volume commandé ou l’importance du projet, les coûts peuvent être négociés à la baisse. Des tarifs qui peuvent paraître très faibles pour les standards d’Europe de l’Ouest, mais qui sont déjà conséquents, rapportés au niveau de vie dans un pays où l’on mange copieusement au restaurant pour moins de 3 euros.

Une activité en forte croissance

Et la recette semble fonctionner. Si Prakash Software évoque un chiffre d’affaires de l’ordre de 10 000$ par mois pour la réalisation d’applications iOS, le prestataire souligne le rapide développement de cette activité : lancée il y a six mois avec une seule personne, elle occupe désormais 7 développeurs à plein temps. Une tendance confirmée par chacune des personnes interrogées. Mais avec des disparités. Chez CIS Solutions, Rose Roger, développeur d’affaires senior, évoque une «forte demande, notamment en Europe. Les applications pour iPhone restent fortement demandées, mais depuis trois mois, c’est un véritable boom sur Android.» Quant à BeyondKey, son PDG et fondateur Piyush Goel assure recevoir un prospect par semaine : «c’est l’iPhone qui est le plus demandé, mais BlackBerry arrive en tête pour les applications d’entreprise. Et la demande sur Android progresse très rapidement.»

Pour CDN Solutions, la demande est plus marquée pour Android en Europe, tandis que l’iPhone domine aux États-Unis et que le marché indien se partage entre Android et BlackBerry. Il faut dire que le prix de l’iPhone peut paraître là bien plus rédhibitoire que celui de certains appareils Android d’entrée de gamme.


Mais dans un pays où les réseaux fixes sont limités et mal entretenus (ci-dessus un répartiteur d’abonnés en centre-ville à Pune), le mobile remporte un succès sans pareil - 14,7 millions de nouveaux utilisateurs en février dernier sur un total de 555 millions; ça laisse rêveur... - au point qu’il est difficile de trouver une rue sans une ou plusieurs boutiques spécialisées et encore moins sans échoppe assurant la recharge des cartes prépayées.


Des productions de qualité très variable

Mais est-il possible de sous-traiter ainsi la réalisation complète d’un hit tel qu’Angry Birds ? Probablement pas. Ou du moins un visiteur du salon qui a souhaité rester anonyme ne le ferait-il pas : « je n’ai pas de doute sur les aspects purement techniques. Mais pour ce qui est du design ou de l’ergonomie, je serais plus réservé. »


Si certains démonstrateurs peuvent lui donner raison - comme celui illustrant les capacités du gyroscope dans une simulation de pipi dans la cuvette... - d’autres réalisations montrent un savoir-faire nettement plus abouti. Certaines applications, d’ailleurs présentes dans l’App Store, sont plutôt honnêtes, à l’instar de Flavors of India, première application développée par CDN Solutions comme base de démonstration, et qui lui a permis de remporter un contrat pour le développement de l’application de l’University de Conventry au Royaume-Uni. Xercès revendique quant à lui de travailler pour les studios Disney.


Mais le logiciel qui a le plus retenu mon attention sur ce salon est probablement Digivalet. Plus qu’une application, il s’agit d’une solution complète intégrant des modules électroniques pour la commande à distance des éclairages dans une chambre d’hôtel, individuellement ou selon des ambiances personnalisables, mais aussi la climatisation. L’application permet même de solliciter les services de l’hôtel ou de répondre, en vidéo, à l’interphone de la chambre. Un ensemble que l’entreprise du même nom a déjà déployé dans un hôtel de Pune et qu’elle cherche à diffuser dans d’autres établissements à travers le monde.


(Source : MacGeneration)
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